Appel à contribution

Un développement durable intégré et cohérent

Congrès internationale du Consortium pour la Recherche Comparative sur l’Intégration Régionale et la Cohésion Sociale (RISC)

30 – 31 Octobre 2017

Centro de Investigación y Docencia Económicas (CIDE), Aguascalientes, Mexico

Organisé conjointement par le CIDE, Instituto de Ecología, A.C. (INECOL), et l’Université de Helsinki

Le Consortium pour la Recherche Comparative sur l’Intégration Régionale et la Cohésion Sociale (RISC) promeut l’étude comparée des impacts humains et environnementaux de divers aspects de l’intégration régionale dans des régions données. La Congrès internationale du Consortium RISC de 2017 et l’École doctorale / postdoctorale collaborent avec les objectifs du projet de recherche Intégral GAMMA (Approche innovante pour une Gestion Environnementale du Développement fondée sur la Collecte Massive des Données et un Apprentissage Automatisé). L’objectif de ce projet vise à soutenir les méthodes instituant le concept de « l’intégrité de l’écosystème », comme une référence fondamentale dans l’évaluation de l’état de conservation des écosystèmes à un moment et à un lieu donné. Il se défini comme l’état ou l’évolution d’un écosystème découlant de ses capacités d’auto-organisation au regard des facteurs physico-chimiques locaux et des processus biologiques. Il stimule des stratégies de développement qui intègrent les systèmes socio-économiques et écologiques pour la promotion d’un développement sain, mené sous l’influence des décideurs politiques et de la société civile. Ce projet propose également une approche innovante de l’opérationnalisation du concept de « l’intégrité des écosystèmes » via l’utilisation de nouvelles technologies et la collecte de données massives ; ainsi que l’analyse de ses impacts sur les processus de prise de décision, au regard notamment de l’adoption ou de l’implémentation de politiques nouvelles en faveur d’une cohérence des politiques pour le développement. Le projet vise également à mettre en évidence notre compréhension des systèmes socio-écologiques, à analyser les impacts des politiques de développement sur la santé de ces systèmes et à concevoir des mécanismes afin d’améliorer / préserver l’intégrité de l’écosystème. La congrès RISC de 2017 entend ainsi contribuer à l’avancement de l’état des recherches sur le concept de l’intégrité de l’écosystème et sa cohérence avec les politiques pour le développement ; tout en soulignant leurs différents rapports à travers les réflexions/discussions élaborées autour du thème : pour un « Développement durable intégré et cohérent ». Le congrès sera conjointement articulé autour de panels principaux (sur invitation) et des panels ouverts organisés par les groupes de travail du Consortium RISC.

Le délai pour la soumission des communications est fixé pour le 30 juin 2017. Toutes les propositions devront être envoyées à Harlan.Koff@uni.lu, y compris : 1) Le titre de la communication proposée, 2) 2) Nom (s) et Prénom(s) de l’auteur (s), ainsi que ses coordonnées détaillées, 3) Affiliation(s) institutionnelle (s) et position (s) de l’auteur, 3) Un résumé de 100-200 mots et, 4) L’indication du panel auquel s’adresse la communication. Tous les articles présentés lors de la conférence pourront être soumis à publication dans le journal Regions & Cohesion (Berghahn Journals) du Consortium RISC. Les documents portant sur les régions frontalières pourront être soumis au Prix du Meilleur Article de l’Association of Borderlands Studies, (ABS). Le Consortium RISC valorise les propositions des jeunes chercheurs, qui pourraient aussi participer à l’Ecole Doctorale/Postdoctorale sur le « Développement durable intégré et cohérent » qui se tiendra du 1er au 3 novembre 2017, en association avec ce congrès (voir appel à candidatures publiée sur le site www.risc.lu).

Coûts du Congrès : Le soutien financier couvre les frais de repas et d’hébergement relatifs au congrès pour les participants affiliés aux instituts membres du Consortium RISC. Les participants non affiliés devront s’acquitter personnellement des frais relatifs à leur déplacement, leur logement et leur repas, ainsi que d’une taxe d’inscription au congrès de 100 Euros. Les voyages internationaux sont la responsabilité des participants au congrès.

Panel I : Les problématiques environnementales à la croisée des paradigmes du développement durable

Groupe de travail : Gestion des ressources stratégiques, de l’environnement et de la société

Coordinateurs : Dr. Carmen Maganda (INECOL, Mexique) et Dr. Edith Kauffer (CIESAS Sureste Mexique)

Lorsque le terme « développement durable » a été inventé il y a de cela plus de 30 ans, ceci était pour signifier clairement que les modèles de développement poursuivis n’étaient pas durables. Mostafa K. Tolba (2007)

Le paradigme du développement durable doit être abordé de front dans ses différentes dimensions et par des secteurs divers, en particulier dans le cadre d’un panel académique comme celui que nous proposons. Des auteurs comme Donella Meadows, et. al. (1972, 1992), Sharachchandra Lele (1991), Gilbert Rist (2002), and David Griggs, et. al. (2013) entre autres, ont débattu durant des décennies et des années sur les défis politiques, économiques, et sur l’opérativité sociale du paradigme du développement durable qui incluent les macros objectifs durables pour le développement.

Ce panel cherche à revisiter ces défis et à promouvoir la discussion théorique et pratique autour des notions de développement durable « intégré » et « cohérent » sous l’angle des questions environnementales. L’analyse peut être guidée par les questions initiales suivantes : Quels sont les éléments qui ont entravé un développement réellement durable ? Quelles sont les contraintes liées à la cohérence et à l’exhaustivité qui sont inhérentes aux aspects politiques, empiriques et théoriques et sont mises en évidence par différentes études de cas sur les problématiques environnementales en matière d’implémentation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et des Objectifs de Développement Durable (ODD)? Dans quel sens les discours du développement durable entrent-ils en contraste avec les réalités locales ? En ce qui concerne la gestion de l’eau, est-il toujours possible de parler de la GIRE en tant qu’approche intégrée et cohérente ? Quels sont ou devraient être les acteurs clefs de la promotion d’un développement durable cohérent et intégré dans le domaine environnemental ?

Panel II : Cohérence des politiques pour un développement durable intégré

Groupe de travail : Développement, équité et cohérence des politiques publiques

Coordonnateurs : Dr. Lauri Siitonen (Université de Helsinki, Finlande) et Dr. Harlan Koff (Université du Luxembourg)

La cohérence des politiques publiques pour le développement (CPD) est un outil politique avancé par les organisations internationales et les gouvernements nationaux dans le but de prioriser le développement dans les affaires mondiales. La CPD vise à renforcer les politiques de développement en veillant à ce que les actions dans d’autres domaines politiques (comme le commerce, la sécurité, l’agriculture, etc.) et les incohérences dans les stratégies de développement elles-mêmes, ne nuisent pas aux objectifs du développement. La CPD est devenu un pilier du programme de développement durable post-2015. L’une des plus grandes limites de la CPD, cependant, est l’absence d’une définition précise du type de développement qu’elle vise à promouvoir. Pour cette raison, ce panel s’intéressera principalement aux communications axées sur le « Développement durable intégré » et son interaction avec d’autres domaines politiques. Qu’entend-t-on par « développement durable intégré » ? Comment les stratégies élaborées dans ce sens sont-elles implémentées par les acteurs du développement ? Comment ce processus est-il miné par les stratégies initiées dans les secteurs politiques divers, tels que l’énergie, le commerce, la sécurité, les finances, etc. ? Les organisateurs du panel sont ouverts aux propositions provenant de toutes les disciplines. Les propositions théoriques et empiriques étant également les bienvenues.

Panel III : Approches intersectorielles et participatives des politiques de santé publique en matière de santé urbaine : un regard sur les expériences des politiques réussies

Groupe de travail : Société civile, populations vulnérables et politiques de santé et de bien-être

Coordinateurs : Dr. Robert Dover et Dr. Claudia Puerta Silva (tous les deux de l’Université d’Antioquia, Colombie)

Les politiques en matière de santé urbaine tendent à attribuer la responsabilité des interventions dans des organismes gouvernementaux spécifiques, sans prendre en compte les multiples causes des différentes variables urbaines qui peuvent entraîner des problèmes de santé, affectant différentes populations dans la même géographie urbaine. Les maladies non transmissibles (MNT), les maladies environnementales, les dysfonctionnements sociaux sont des problèmes de santé complexes qui n’obéissent pas nécessairement aux juridictions des organismes spécifiques et nécessitent d’une approche intersectorielle multi-variable pour être compris et résolues avec succès. Dans ce panel, nous étudierons des études de cas spécifiques au niveau des quartiers, municipalités et régions, qui ont considéré la coopération créative inter-institutions et ont mise en marche des processus intégrés développés pour résoudre des problèmes complexes de santé. L’objectif du panel est de démontrer que le développement des politiques intersectorielles et l’intervention coordonnée de multiples agences conduisent à des réponses cohérentes aux besoins de la santé urbaine, et socialement, politiquement et environnementalement viables. L’idée est aussi de démontrer que la participation multisectorielle aux niveaux micro, méso et macro contribue également à des approches cohérentes et intégrales des problèmes de santé locaux et régionaux.

Panel IV : Analyse de l’écologie sociale des régions frontalières

Groupe de travail : Politiques comparées des frontières et migrations

Coordonnateur : Dr. Emmanuel Brunet-Jailly (Université de Victoria, Canada)

Ce qu’il y a de moderne dans le système de l’État moderne, c’est l’idée tenace selon laquelle les frontières déterminent et délimitent les pouvoirs à travers le monde, alors que l’intégrité territoriale reste controversée dans un monde contemporain où les questions liées à sa pérennité remettent en cause même ces principes d’organisation stricts ; donnant ainsi raison à Bookchin qui affirme que, l’écologie sociale de notre monde «  met en lumière les problèmes sociaux humains pouvant conduire à des bouleversements écologiques ». Le principal objectif de ce panel est d’analyser dans quel sens l’écologie sociale des frontières serait utile pour comprendre globalement l’écologie sociale du territoire, à travers deux propositions connexes. D’abord, le fait que durant des siècles, les frontières ont été longtemps considérées comme des interfaces territoriales, des espaces marginaux de la conscience humaine, alors que le système international moderne récent du 18e siècle imposait un ordre territorial, un état de droit et des arpenteurs-géomètres en charge de délimiter des territoires précis dans quelques Etats coloniaux, souverains, ou autres entités territoriales immuables. Deuxièmement, ce système géopolitique international est maintenant confronté à des enjeux divers, dont, ceux de l’autonomie et de l’autodétermination. L’approche sous-tendue par l’écologie sociale des frontières, met également l’accent sur les frontières confrontées à des flux sociaux et économiques humains denses, semblables à des marées, et défiant l’ordre du système international préétabli. En accord avec les propos de Bhabha formulés dans The Location of Culture, l’écologie sociale des régions frontalières souligne les espaces de coopération et de confrontation des relations sociales et économiques où la liminalité des couches frontalières postmoderne actuelle est un monde où les frontières prennent beaucoup d’autres formes et fonctions; Ce sont des frontières internationales, des murs, des frontières virtuelles, des réserves naturelles et des parcs de la paix et d’autres formes, dans un monde de plus en plus territorialement divisé.

Panneau V : Établir la cohérence des politiques entre l’intégrité des écosystèmes, les catastrophes et le développement

Groupe de travail : La construction sociale des risques et des catastrophes

Coordonnateur : Dr. Sonia Moran (INECOL, Mexique)

Les événements naturels se transforment en catastrophes grâce à des modèles de développement incohérents qui n’intègrent pas suffisamment l’intégrité de l’écosystème. Les organisations internationales, telles que l’Union Mondiale pour la Nature (UICN), ont reconnu que la gestion des écosystèmes peut contribuer à réduire plus efficacement le risque de catastrophe de deux manières principales. Tout d’abord, les écosystèmes bien gérés peuvent atténuer l’impact de la plupart des risques naturels. Deuxièmement, les écosystèmes productifs peuvent soutenir des activités génératrices de revenus durables qui réduisent la vulnérabilité sociale. Pour que les écosystèmes puissent apporter ces contributions, des stratégies de développement cohérentes doivent être identifiées et mises en œuvre. Ce panel étudie les relations entre l’intégrité de l’écosystème, les politiques de prévention / réponse aux catastrophes et le développement. Les communications peuvent présenter des recherches théoriques ou empiriques visant à la formulation de politiques aux niveaux international, national ou infranational, ou elles peuvent se concentrer sur des pratiques / projets mis en œuvre localement ou localement par les communautés, les gouvernements ou les agences de développement. Les organisateurs se félicitent particulièrement des communications qui examinent la cohérence des politiques en matière de développement durable dans le domaine des catastrophes, des risques et de la vulnérabilité.

Panel VI : Exploitation violente de ressources, conflits et menaces pour l’intégrité des écosystèmes

Groupe de travail : Conflits, violence et sécurité citoyenne

Coordonnateur : Dr. Juan Carlos Velez Rendon (Université d’Antioquia, Mexique)

À l’heure actuelle, les écosystèmes sont confrontés à des menaces diverses, manifestes à travers des formes d’extraction légale, informelle et illégale de ressources naturelles, dans des contextes institutionnels minés l’inefficience des règlementations destinées assurer l’intégrité du développement (durable). Les acteurs impliqués dans ces formes d’extraction de ressources juridiques, informelles et illégales profitent d’accords commerciaux inéquitables (accords de libre-échange), de réglementations nationales inopérantes, d’autorités inefficaces ou de contraintes violentes pour mener des activités d’extraction qui provoquent des irréversibles et, dans certains cas, irréversibles impacts sur des environnements naturels fragiles et des conflits au sein des communautés locales situées dans les zones touchées. En prenant la tension entre ces types d’activités extractives et les écosystèmes dans lesquels ils se déroulent en tant que contexte, le panel cherche à réfléchir sur les cas où les acteurs font appel à des formes violentes de gestion des ressources, ainsi que des politiques publiques visant à prévenir cette violence et répondant à la protection des écosystèmes. Enfin, le groupe spécial cherche à identifier des propositions visant à prévenir les conflits violents et à promouvoir une plus grande cohérence des politiques de sécurité publique et une protection efficace des écosystèmes.

Panel VII : Qualité de la démocratie, développement durable intégré et cohérent et les ODD

Groupe de travail : La qualité de la démocratie

Coordinateurs : Dr. Suzanne Graham (Université de Johannesburg, Afrique du Sud) et Dr. Victoria Graham (Université Monash, Afrique du Sud)

Dans la littérature sur le développement durable, il transparait qu’une participation sociale accrue et de canaux politiques plus ouvertes conduiront à des politiques de développement plus intégrées et cohérentes, en particulier depuis l’adoption des Objectifs de Développement Durable (ODD). Ce panel examine si cette hypothèse est nécessairement vraie. Les questions clés, entre autres, qui devront être abordées par le panel sont les suivantes : Quelle est la relation entre la qualité de la démocratie et l’intégrité de l’écosystème ? Comment la qualité de la démocratie est-elle liée à la cohérence des politiques pour le développement ? Quels sont les impacts de la participation du public dans l’élaboration des politiques sur l’intégrité de l’écosystème ? Comment les parties prenantes peuvent-elles contribuer à l’établissement de stratégies intégrées et cohérentes du développement durable ? Comment intégrer le cadre de qualité de la démocratie dans les ODD ? Le panel est simultanément ouvert aux propositions théoriques et empiriques qui se concentrent sur les niveaux de gouvernance supranationaux, nationaux ou infranationaux. La recherche comparative est particulièrement bienvenue.

Comité scientifique du Congrès : Dr. Miguel Equihua (INECOL), Dr. Octavio Perez-Maqueo, (INECOL), Dr. Raul Pacheco-Vega (CIDE), Dr. José Jaime Sainz Santamaria, (CIDE), Dr. Lauri Siitonen, (Université de Helsinki), Dr. Harlan Koff, (Université du Luxembourg)

date:
Fri, 04/28/2017 – 01:00Fri, 06/30/2017 – 23:59